Giga stresssssé, tu es

Tu es malade des stresseurs chroniques, basta

Qu'importe le tampon médical officiel, 'EM/SFC', 'fibromyalgie', 'lyme' etc. Au vu de tout ce que j'ai expérimenté, découvert et réalisé depuis plus de 5 ans, je me suis rendue compte de quelque chose de très simple: cette maladie chronique n'existerait pas si les stress ressentis par ta physiologie et ton esprit n'existaient pas. N'importe quelle maladie chronique d'ailleurs. On devrait dire "maladie/syndrome des stresseurs" ou "maladie/syndrome du système nerveux exténué de chez exténué", l'expression symptomatique (douleurs diverses) n'ayant d'égale que la créativité du corps pour attirer l'attention de la conscience sur un trop-plein de stress de toutes sortes pendant longtemps.

 

 

Je préfère dire les stress que le stress, trop générique. Ou les stresseurs, ou stresssss, vu la multiplicité et l’intensité des stress. Selon l'inspiration du moment.

 

Le stress est en réalité la réponse physiologique naturelle de ton corps à tout ce qu'il ressent et qu'il retranscrit de façon biochimique sur ton organisme, via des réactions métaboliques très précises et systémiques. Le tout induit par ton système nerveux/endocrinien qui fait partie de ton système nerveux autonome (SNA), le système adaptatif de ton corps car c'est lui qui réagit puis s'adapte à ce que tu vis et ressens en permanence à chaque instant, à ce que ton corps vit et ressent en permanence, en relation avec l'extérieur (effort/évènement/sollicitation relationnelle/sensorielle etc.). Il produit neurotransmetteurs et hormones qui influent aussi sur tes comportements.

 

Le tampon 'EM/SFC' n'est que l'expression symptomatique de nombreux stresseurs. Puisqu'il faut bien mettre une étiquette. Pareil pour la fibromyalgie, lyme, le syndrome de fatigue post-viral, l'hypersensibilité chimique multiple,la fatigue chronique, le syndrome du colon irritable etc.

 

Tu es malade des effets en cascade des réponses aux stress que ton corps et ton esprit ont ressenti pendant des années. Tu vis la conséquence des stresseurs internes (vie intérieure, ressentis mentaux/émotionnels) et externes (vie courante, évènements/environnement) qui ont eu lieu pendant une longue durée à de multiples niveaux dans ta vie:

 

- physique: physiologique/métabolique, mécanique, environnemental (chimique, électromagnétique, sensoriel),

- psycho-émotionnel: émotions douloureuses, blessures, répression, dissociation, déréalisation, hypersensibilité, manques d'acceptation, de reconnaissance, de réconfort, de confiance, d'estime de soi,

- mental: hyperactivité, exigences personnelles, ruminations, jugements, auto-critiques, peur du regard extérieur,

- spirituel: perte de sens, déconnexion, manques d'amour, de liens, de joies, de plaisirs, d'affection, de sensualité, de créativité, de liberté d'être soi...

 

 

Quand tu dis "je suis stressé", c'est le stress dont tu as conscience uniquement en surface, au niveau mental ou psychologique le plus souvent. Tu ne ressens pas forcément le stresseur alimentaire/physiologique de la pizza industrielle que tu viens de manger, ni le stresseur émotionnel dû à ton père qui t'appelle pour te reprocher quelque chose, ni le stresseur sensoriel du marteau-piqueur dans la rue où tu habites, ni le stresseur physiologique d'avoir dormi seulement 5h cette nuit parce que ton petit a été malade, ni le stresseur nerveux d'avoir à bosser 2h de plus à cause de ton collègue absent, ni le stresseur sentimental/émotionnel du énième sms de ta petit-amie qui te laisse encore en plan ce soir etc.

 

95% de notre vie se fait sous le boisseau de notre inconscient. Il en a en réserve des possibilités infinies de stresssss... Parce qu'un être humain, c'est un être sensible. C'est pas un faire-humain ni un avoir-humain. Un être humain, c'est gigantesque et minuscule à la fois, c'est puissant et vulnérable. C'est tout à la fois mais pas en même temps, ça se définit et ça sort des cases.

 

Et ton inconscient se régale de tout ça. Super disque dur interne depuis jour O de ton existence, il ne loupe rien:  le plus petit vacillement de ton cœur, le plus petit énervement, la plus petite peur, la plus infime douleur, la plus grande joie, le plus immense soupir, le plus terrifiant cauchemar, il stocke tout, engramme la moindre information physiologique, organique, sensorielle, émotionnelle, énergétique, vibratoire dans chacune de tes cellules. Ça influence même ton génome, c'est dire.

 

L'épigénétique, plus fort que la génétique.

 

Épigénétique: 80% de ta santé dépend de ce que tu vis en relation avec ton environnement, cela fait peu pour ce qui concerne la génétique... Les maladies de civilisation ont plus à voir avec l'hygiène de vie qu'avec les gènes de papa-maman et de tous tes ancêtres. Toi, être vivant, humain, à chaque pulsation de ton cœur, ton organisme enregistre quelque chose quelque part même si tu ne sais pas où ni ne le ressens. Ton système nerveux en entier, ton être dans sa globalité, corps et esprit, physique et psychique, capte tout de ta vie intérieure et de ton environnement. Tu comprends que des stresssss, il en existe autant que de cheveux sur ta tête + les poils sur tout ton corps. Sauf que la plupart passent inaperçus pendant des décennies, de plus petits aux plus importants. Ce sont les fichiers cachés, les cookies traceurs d'activités. Ils sont là, quoi qu'il arrive, et déterminent l'expression de tes gènes à tous les âges de ta vie, ton génome évoluant en fonction de ton vécu, de ce que tu manges, de ton sommeil, de si tu es stressé/détendu/heureux/malheureux/ etc.

 

Concrètement, les stresseurs de la vie quotidienne sont:

 

- l'hygiène de vie: pas assez de repos/relaxation/sommeil, alimentation trop abondante et peu qualitative, horaires de travail décalés ou trop importants, embouteillages,  prises de médicaments, activité physique insuffisante ou inadaptée, sédentarité, trop de temps passé sur écrans, pas assez de lien social, hyper investissement des réseaux sociaux...,

- l'environnement: pollution atmosphérique, pollution sonore, ondes électromagnétiques, pollution des eaux et des sols...,

- les soucis divers: des enfants en bas âge, un parent vieillissant ou qui tombe malade, divorce, solitude, chômage, pressions au travail, difficultés financières, relations difficiles, peur de l'avenir (pour soi, ses proches ou la planète), sentiment d'impuissance, de manque de sens et de contrôle, pas assez de temps pour soi ou les loisirs, pas assez de plaisirs ou d'épanouissement...

 

Même les grandes joies provoquent des réponses aux stresssss: mariage, naissance, retraite, déménagement, projet de voyage, passer Noël avec toute la tribu... Les sources de stresseurs (positifs et négatifs, internes et externes) ne manquent pas.

 

 

Système Nerveux Autonome, le gestionnaire des stresssss

"Autonome" car fonctionnant tout seul comme un grand, sans le besoin de ta conscience: les processus vitaux que le SNA effectue se font sans que tu penses à respirer/digérer/transpirer/déclencher la production de bile ou d'insuline/faire battre ton cœur etc. Autonome et adaptatif, il s'occupe de tout sans que tu aies à t'en occuper. Trop fort, le corps!

 

 

Le SNC (système nerveux central) gère le SNA et aussi le SNV (système nerveux volontaire: quand tu veux lever le bras pour attraper un cookie sans gluten-sans huile de palme-sans sucres ajoutés, tourner la tête pour mater le bel homme qui vient de passer ou te gratter l'oreille avec ton pied gauche, c'est avec tes muscles et ta volonté de la faire que tu le fais). Ici celui qui nous intéresse concernant les stresseurs, c'est le SNA. Il se divise en deux systèmes nerveux (SN) autonomes: le sympathique et le parasympathique.

  • Le SNsympa réagit aux stresssss et met en place une cascade de réactions physiologiques (réponses aux stress) pour assurer ta survie (production d'hormones: adrénaline/noradrénaline puis cortisol, cœur qui bat, muscles prêts à l'action, digestion en stand-by...) d'un processus appelé "fuir - lutter - s'immobiliser".
  • Le SNparasympa est là pour te faire retrouver le calme après que chaque stress physio ait été surmonté, il assure les fonctions de repos, régénération, nettoyage de l'organisme (produire des enzymes, digérer, réguler les hormones, rafraichir les neurones, réparer, remplacer et évacuer les cellules mortes, évacuer les toxines...) d'un processus appelé "repos - régénération".

Les deux SN sont sympas parce qu'ils font tout en leur pouvoir pour assurer l'intégrité de ton organisme, la survie de ton corps. Pour plus d'infos sur le SNA, voir mon article 'comment fonctionne ton SNA?' et la super playlist de Vérisme Tv avec Pierre et Jean-Louis pour tout t'expliquer dans le détail.

 

 

Pour faire simple, les pensées/émotions de ta psyché (conscient et inconscient) sont le langage de ton esprit, les ressentis/sensations de ton corps sont le langage de ta physiologie en réponse à ta psyché ou à un évènement physique, chaque langage s'influençant et réagissant à l'autre, en boucle rétroactive permanente. C'est le lien corps-esprit, ou esprit-corps.

 

Si ta vie est stressante et que tu n'écoutes/ne ressens pas la teneur de ta psyché ou de ta physiologie, ton esprit et ton corps se mettent à t'envoyer des signaux de détresse qui s'expriment par le biais de pensées sombres, d'émotions douloureuses, d'inconforts physiques enquiquinants, de tensions physiques/émotionnelles/mentales diverses et variées.

 

Les stresseurs de ton corps-esprit déclenchent une avalanche de réactions physique (physiologique/biochimique/métabolique/mécanique), mentale, psycho-émotionnelle. Si l'état d'alerte est ponctuel, ton SNA passe à l'orange de temps en temps. A ce stade-là, ta santé va encore, ton SNsympa s'adapte au mieux en te shootant d'adrénaline/cortisol, et ton SNparasympa fait le job pour te calmer un peu entre les stresssss. Tu as de la vitalité, c'est-à-dire de l'énergie nerveuse, tu récupères plutôt bien.

 

Quand ton SNA passe à l'orange de plus en plus souvent, ça se traduit par un boxon symptomatique très créatif car unique à chacun: il se met en place bien au chaud à l'abri de ta conscience des maux variés sur les plans physiques/psycho-émotionnels/mentaux, petits au début, puis à gogo au fil du temps pour que tu captes que quelque chose se trame. L'orange devient orange foncé, une demi-seconde avant le rouge. C'est encore ok pour ton organisme, ta vitalité est toujours là sauf de temps à autre en période très chargée, mais elle revient toujours. Tu es fort, volontaire, travailleur, tu as l'habitude de ne pas t'écouter. Non, c'est pour les fainéants, faut que t'ailles bosser. Tu as des responsabilités, bon sang. Ta maison de 150m2 ne va pas se rembourser toute seule. Et tu veux gâter tes enfants pour leur dire que tu les aimes en leur achetant de la technologie aux bouts des doigts. Ils ont aussi envie d'une piscine à débordement pour l'été prochain.

 

Si tes stresseurs augmentent encore, ton esprit et ton corps remuent plus fort dans les écuries pour que tu comprennes que ce serait judicieux de faire quèqu'chôse... (Te reposer un peu par exemple.) La tension monte, ton organisme tout entier prend un mégaphone (symptômes amplifiés, douleurs diverses) pour que tu écoutes ton corps-esprit qui se demande si tu n'es pas un peu dur de la feuille. Ton SNA passe au rouge, tu es malade de quelque chose mais c'est encore du domaine du connu. Un truc aigu, ou lancinant, un mal-être, une douleur, une fatigue chronique, mais rien d’handicapant pour ta vie trépidante d'adulte super-sérieux qui assume ses responsabilités. Tu arrives encore à mener une vie normale. Tu dors moins bien, ton moral varie, tu fatigues vite, tu es moins patient et enjoué, mais c'est normal, tu penses que tu vieillis, tout le monde a ses petits bobos, c'est la vie, tout n'est pas toujours rose. Tu fais fumer la carte vitale, c'est la valse des médecin/chirurgien/psy/thérapeute/osthéo... Et tutti quanti, pour faire vivre l'assurance-maladie - que serait-elle sans les maladies?!?

 

On pourra pas dire qu'il ne t'aura pas prévenu, ton SNA. Ton SNsympa a tout fait pour te permettre de faire face aux stresseurs multiples, ton SNparasympa a tout fait pour te remettre de tous ces réponses aux stress. Tes symptômes sont nés des années avant, ils ont fait leur lit de façon discrète avant que badaboum, une maladie physique/psychique connue finisse par se déclarer concrètement.

 

On ne peut écouter que lorsqu'on est présent. C'est ça pour moi l'aspect spirituel au sens large: se relier à soi, être présent, à l'écoute de son intérieur, du corps-esprit. Encore faut-il qu'on nous l'ait appris dans notre enfance.

 

Je répète encore une fois: la vie > des stresssss multiples + présence pas assez grande pour écouter ton esprit-corps > des symptômes sur tous les plans (orange: ça commence à crier) > maladie psychique/physique connue au bout de quelques années (rouge: ça gueule fort). Si tu n'arrives toujours pas à venir à bout de tes maladies malgré les traitements médicaux/paramédicaux/psycholo etc. La jauge des stresseurs multiples continue de se remplir pendant encore quelques années supplémentaires: ton corps est incroyablement tolérant à la douleur, au mal-être et à ta résistance à écouter ton corps-esprit.

 

Du grand art. Ton SNA a grillé le rouge mais un radar l'a chopé.

 

Le cercle vicieux commence, la boucle corps-esprit qui tourne pas bien rond. Ton SNA qui agit de façon incontrôlée, comme s'il était bourré en permanence.

 

 

Peur, amplificatrice des stresssss et créatrice d'impasses

Puis, un jour, une maladie inconnue (l'EM/SFC, par exemple) débarque à l'improviste. Que tu crois. Elle s'installe via un évènement déclencheur, la goutte d'eau qui fait déborder la piscine de tes enfants (ils n'y vont pas si souvent que ça, tu as envie de leur mettre des baffes mais tu refoules). Ton SNA bat de l'aile et pâlit, il reçoit la contravention d'avoir grillé le rouge. Pris en flag, dégouté.

 

 

Le cercle vicieux (la boucle qui tourne carré) de la maladie inconnue est enclenché: ton état s'aggrave parce que tu commences à te renseigner à droite à gauche, à aller voir des médecins pour qu'ils te soignent, tu ressors dépité et angoissé car tu réalises qu'ils n'en savent pas plus que toi. Très gros stresssss, immenses peurs et angoisses (surtout inconscientes), si maintenant tu ne peux plus compter sur les médecins...

 

Tu vas sur internet faire des recherches puis sur les forums, tu tombes sur des témoignages et infos qui te terrorisent encore plus car tu constates que c'est même pire que ce que tu pensais, tu vois des cas dramatiques, des personnes au bord du suicide, des vies entières ruinées, aucune perspective de guérison, pas de traitement, une vacuité médicale telle que tu as l'impression de te retrouver dans un pays du tiers-monde... "C'est quoi ce binz?" ton inconscient se dit, tremblant de peur et de colère. Tu as des angoisses la nuit, des cauchemars, ton énergie décroit.

 

Ton état se détériore franchement, ton SNsympa monte de dix crans pour juguler tes symptômes/douleurs qui se font de plus en plus violents; ton SNparasympa n'arrive plus à calmer l'agitation de ton corps-esprit (ton SNA panique, il voudrait ralentir mais ça lui est impossible, les freins ne fonctionnent plus). Niveaux des stress façon bombe atomique, ton SNA devient complètement hors de son propre contrôle et sur-réagit pour un rien, tu ne peux même plus te lever et marcher 3mn te met dans un état d'exténuation extraterrestre, c'est-à-dire extra-non-ordinaire.

 

La boucle tourne carrément pas dans le bon sens, elle a perdu le nord, une vraie girouette la pauvre.

 

 

Bingo, tu viens de gagner le gros lot! Un jour tu obtiens le tampon "EM/SFC" !!! Tu peux aller le dire à tous les médecins, le crier sur tous les forums - ce qui va amplifier les réponses aux stress de ton SNA et t'enfoncer définitivement dans LA "maladie". Tu es officiellement malade, tu peux officiellement réclamer ton statut de victime invalidée par une maladie inconnue du monde médical. BRAVO !!!

 

 

Ce qui terrorise ton inconscient comme t'as même pas idée. ce qui t'enferme dans une vie quotidienne de souffrances, un calvaire de chaque instant fait des douleurs multiples qui ne s'arrêtent jamais, d'exténuation jamais résorbée, même pendant le sommeil où ton corps semble peser un semi-remorque. Pendant des mois, puis des années. Tout ça parce que tu crois que tu as une maladie incurable. C'est internet qui te l'a dit.

 

Ben oui les médecins ne peuvent pas te soigner, les plus directs te disent d'aller voir ailleurs, les autres pataugent, celui qui t'a diagnostiqué te dit de faire de la médiation de pleine conscience et d'arrêter de manger du gluten. Oookay.... Il ne propose aucun accompagnement, n'en a même pas le temps et encore moins les moyens, de toute façon il ne saurait pas quoi te dire de plus. Il est gentil mais semble dépassé, et surtout débordé de rdvs-patients en attente de tampon 'EM/SFC'. Alors que tu es déjà en crash (une matinée à faire des examens dans un hôpital bruyant), il te parle rapidement de la candidose, du microbiote, de l'aspect multifactoriel avec un schéma que tu ne comprends pas, plein de flèches et d'anagrammes... Ton cerveau est parti en crash émotionnel/mental depuis longtemps, il n'imprime plus rien, t'as juste envie de rentrer chez toi pour limiter l'aggravation du crash histoire que tu ne mettes pas une semaine à t'en remettre. Au-revoir et c'est tout. Bonjour l'angoisse. Le gentil doc impuissant te dit de prendre rdv pour revenir le voir... DANS 1 AN... ??!!!!??? WTF??? Pour quoi faire? Rien de plus, personnellement je l'ai deviné et ne suis pas revenue le voir. Même si j'avais voulu j'en aurais été incapable, complètement cloutée au lit par l'épuisement et des douleurs débilitants, encore pire que l'année précédente du fait de la terreur vécue aggravant le trauma de vie.

 

Welcome dans un cauchemar de vie en direct live, le SNA va de mal en pis.

 

Sur les forums tu vois des centaines de malades terrifiés et dépressifs, victimes jusqu'au bout du petit doigt. Tu te dis que tu es en train de voir la fin de ta vie arriver, que c'est pas possible d'être à ce point laissé pour compte par le monde médical, par la société qui ne le sait même pas. Tes proches sont dépassés, effrayés. Ils ne savent pas comment t'aider. Ils pensent que tu fais une dépression (non, déconne?). Certains prennent leurs distances. De toute façon la plupart du temps tu n'as même pas la force de leur parler. Tu te sens impuissant, en colère, terrorisé, isolé, perdu. Tu ne sais plus à qui t'adresser. Tu n'as plus le courage d'aller voir des médecins car chaque sortie se solde par un crash et un désespoir de plus en plus abyssal. Aucun traitement, aucune aide réelle. L'espoir fait ses bagages et se barre très loin. Tu penses plusieurs fois au suicide. "C'est pas une vie ça, je signe pas, je me casse puisque c'est incurable, hors de question de 'vivre' cette vie!" que tu penses tous les jours, les sanglots dans toutes les fibres de ton corps, les muscles tellement contractés et douloureux que même ta peau est douloureuse au toucher. Tu as l'impression d'avoir soulevé plus de fonte que The Rock (ou Schwarzenegger, pour les plus vieux).

 

 

Oh my god! Tu flippes mais c'est juste du flipper

Ce parcours du combattant solitaire rajoute une couche colossale de stresseurs à ton SNA qui ne contrôle plus rien (SNsympa et SNparasympa  partis en live). Ton état de santé s'aggrave nettement. Mais ce n'est pas la maladie qui fait ça, ce sont les stresssss incommensurables qui créent un sarcophage de peurs/terreurs/impuissance/colère dans ton organisme. Un super cocktail.

 

Alors que c'est juste la conséquence d'une surchauffe XXXXXXXXL de ton SNA, que personne ne peut imaginer: des stresseurs à ce niveau olympique, on n'a jamais vu ça. Non m'sieur'dame. Du grand, très grand art.

 

"Stresseur"? A ce point-là, faudrait inventer un nouveau mot. Ce n'est pas de l'épuisement non plus. C'est au-delà. Inimaginable à vivre pour ceux qui ne l'ont jamais vécu. Faudrait leur faire porter une couverture de plomb de 30kg pendant une semaine sur tout le corps, tête comprise, après les avoir privé de sommeil pendant 3 jours, leur inoculant une gastro + une gueule de bois + une grippe carabinées en même temps, diffusant un bruit aigu en continu, avec une lumière forte permanente qui, même avec des lunettes de soleil, les éblouirait, les envoyant un courant électrique dans tout le corps. Qu'ils ressentent l'impression que la pesanteur de la planète Terre s'est multipliée par 100, et que quelqu'un les maraboute sur chacun de leurs membres, cellules et organes. Si je croyais en Lucifer, je dirais qu'il me fait subir une punition de mon vivant, sans attendre que j'ai franchi les portes de l'enfer.

 

Voilà à peu près à quoi ça ressemble d'avoir l'EM/SFC. Le sentiment de vivre dans une autre dimension où le repos tel qu'on l'entend ne repose pas, où l'épuisement tel qu'on le conçoit serait une fontaine de jouvence à comparé. Sauf que ça dure pas 7 jours, ça dure des putain d'années, à te rendre fou. Tout ça à cause de la peur, de tout ce que tu as lu sur le net, de l'incapacité des médecins à t'entendre ou à t'aider, du tampon 'EM/SFC' qui te précipite dans des abîmes d'angoisses et ne sert à rien concrètement (si, pour les dossiers administratifs, si tu as "la chance" d'être reconnu handicapé et de toucher l'AAH ou la pension d'invalidité catégorie 3). De ta vie qui se délite, de l'enfermement dans une pièce sans voir quasi-personne plus de quelques minutes d'affilée pendant des mois, des années, de la promiscuité avec tes proches que tu en viens à détester alors qu'ils font tout pour t'aider au mieux de leur capacités). A te rendre fou... De douleurs, de stressssss, de peurs, de rage, de détresses. Le tout inconsciemment. Le cycle infernal peut continuer, et continuer, ton SNA n'arrive pas à émerger de tant de terreurs/douleurs accumulées. Traumatisme de vie.

 

Je me répète, pour que ça rentre: c'est la maladie des gigas stresssss, une "maladie" nerveuse pour faire court - du SNA hypersensibilisé. Pas une maladie dans la tête, ne confonds pas tout! Ton corps et ton esprit sont nerveusement épuisés, c'est tout. Et c'est très simple à comprendre, en définitive.

 

Les symptômes ne sont que des petits enfants turbulents et farceurs d'un SNA qui est déséquilibré du fait de trop de stresseurs multiples reçus avant et surtout pendant la maladie, ce qui allume un peu tous les systèmes de ton corps de façon aléatoire et très créative chez chaque personne (au choix: système immunitaire, digestif, endocrinien, musculo-squelettique, neurologique, cardiaque...). Un peu comme un flipper quand tu lances la boule, tu ne sais pas là où elle va rebondir mais au final ça s'allume de partout. L'éclate.

 

 

Nouvelle perspective = possibilité de changement

La bonne nouvelle c'est que c'est réversible! Le SNA peut se rééquilibrer. La boucle est toujours là tant qu'il y a de la vie! Suffit juste de la faire tourner à nouveau dans le bon sens: celui de l'harmonie et de l'équilibre de la vie qui nous habite tous, qui étaient là avant les symptômes et la soi-disant maladie. Recréer les conditions propices au cercle vertueux de la santé nerveuse/endocrine/neurologique de ton corps-esprit. Pour que ton système adaptatif refonctionne normalement, de façon optimale comme c'était le cas dans ton enfance car tu n'es pas né.e épuisé.e ni perclus.e de douleurs, bon sang de bois!

 

 

Bis repetita, faut que ça rentre:

 

Ton SNA est parti en freestyle du fait d'une hyper-stimulation chronique. Le pauvre chou, il a fait de son mieux pour compenser et s'équilibrer pendant des années. A un moment donné, si tu ne l'écoutes pas, ton corps-esprit a ses limites. A moins que tu sois superman ou wonder woman (ce qu'on essaye tous d'être dans cette vie, surtout les plus perfectionnistes et exigeants de caractère, suis mon regard).

 

Les stresseurs chroniques sont la cause des maladies chroniques, autant de l'EM/SFC que de la fibromyalgie, que de tous leurs copains-copines pathologies/syndromes chroniques inconnus au bataillon de médecine.

 

Ces maladies expriment le déséquilibre du système nerveux/endocrinien qui n'en peut plus. Il est la pierre angulaire de ton corps, le chef d'orchestre de la régulation de toutes les fonctions vitales qui s'opèrent à l'insu de ton plein gré - de façon automatique, sans le concours de ta volonté. Il a tout donné pour s'adapter pendant des lustres sans que tu t'en rendes compte, maintenant il est rincé et t'envoie tous plein de signaux/symptômes pour que tu captes.

 

Le calmer est la première des choses à faire. Te calmer, te rassurer: tu es juste "malade" des réponses extrêmes aux stress vécus et ressentis, au sens où tu as subi des stresseurs de ouf qui ont hypersensibilisé ton SNA qui n'en peut plus à un moment donné. Des doses de stresssss et de peurs gigantesques qui terrasseraient un mammouth si on lui administrait ce cumul de cortisol/adrénaline d'un coup.

 

Vivre pendant des années en ayant la croyance que cette soi-disant maladie est incurable est l'élément clef à reconsidérer afin d'entrevoir la santé autrement et prendre la responsabilité de ta guérison. Mais il n'y a pas guérison au sens strict du terme puisque tu n'es pas malade, hormis d'une méconnaissance des processus nerveux et physiologiques de ton corps, et des processus émotionnels et mentaux de ta psyché (qui fonctionne très bien elle aussi, elle est juste épuisée, au bout de la roulette, comme ton corps).

 

Il y a auto-guérison car cela vient de l'intérieur: ton SNA va se rééquilibrer tout doucement car tu vas apprendre à faire redescendre la tension de ton corps autant que celle de ton cerveau (surtout limbique, mais tout le reste aussi, ça concerne ta neuroplasticité cérébrale, tes pensées, en lien avec tes émotions, tout est relié aussi dans le cerveau comme dans le corps, toutes les zones); ton hygiène de vie va s'améliorer car tu vas apprendre à mieux manger, à bouger ce qu'il faut, à te relaxer vraiment, à favoriser un bon sommeil, à sourire, à te concentrer sur les besoins de ton corps et de ton esprit en nourrissant ton cœur et ton âme.

 

C'est possible de retrouver de l'énergie et de sortir de cet enfer de vie.

 

C'est la deuxième bonne nouvelle.