Giga stresssssé, tu es

Tu es malade des stress chroniques, basta

Qu'importe le tampon médical officiel 'EM/SFC'. Au vu de tout ce que j'ai expérimenté, découvert et réalisé depuis 5 ans, j'ai fait des liens et je me suis rendue compte de quelque chose de très simple: cette maladie chronique n'existerait pas si les stress n'existaient pas. N'importe quelle maladie chronique d'ailleurs. On devrait dire 'syndrome des stress" ou "syndrome du système nerveux exténué", l'expression symptomatique n'ayant d'égale que la créativité du corps pour attirer l'attention de la conscience sur un trop-plein de stress de toutes sortes pendant longtemps.

 

 

Je préfère dire les stress que le stress, trop générique. Ou les stresseurs, ou stresssss, selon l'inspiration du moment. Le tampon 'EM/SFC' n'est que l'expression symptomatique de tous ces stress. Puisqu'il faut bien mettre une étiquette. Pareil pour la fibromyalgie, lyme, le syndrome de fatigue post-viral, autre nom du SFC... Et j'en passe.

 

Tu n'es pas malade, ou alors tu es malade des stress que ton corps et ton esprit ont ressenti. Ils vivent la conséquence des stresseurs internes (vie intérieure) et externes (vie courante) que tu as vécus pendant une longue durée à de multiples niveaux: physique (physiologique, métabolique, environnemental, chimique, électromagnétique), psycho-émotionnel (blessures, répression, hypersensibilité), mental (pression, hyperactivité), spirituel (perte de sens, déconnexion, manque d'amour/confiance/estime de soi, manque de lien, de joie).

 

Quand tu dis "je suis stressé", c'est le stress dont tu as conscience uniquement en surface, au niveau mental ou psychologique le plus souvent. Tu ne ressens pas forcément le stress alimentaire de la pizza industrielle que tu viens de manger, ni le stress émotionnel dû à ton père qui t'appelle pour te reprocher quelque chose, ni le stress sensoriel du marteau-piqueur dans la rue où tu habites, ni le stress physiologique d'avoir dormi seulement 5h cette nuit parce que ton petit a été malade, ni le stress nerveux d'avoir à bosser 2h de plus à cause de ton collègue absent, ni le stress sentimental du au énième sms de ta petit-amie qui te dit que votre sortie de ce soir est encore annulée etc.

 

95% de notre vie se fait sous le boisseau de notre inconscient. Il en a en réserve des possibilités infinies de stresssss... Parce qu'un être humain, c'est un être sensible. C'est pas un faire-humain ni un avoir-humain. Un être humain, c'est gigantesque et minuscule à la fois, c'est puissant et vulnérable. C'est tout à la fois mais pas en même temps, ça se définit et ça sort des cases.

 

Et ton inconscient se régale de tout ça. Super disque dur interne depuis jour O de ton existence, il ne loupe rien:  le plus petit vacillement de ton cœur, le plus petit énervement, la plus petite peur, la plus infime douleur, la plus grande joie, le plus immense soupir, le plus terrifiant cauchemar, il stocke tout, engramme la moindre information physiologique, organique, sensorielle, émotionnelle, énergétique, vibratoire dans chacune de tes cellules. Ça influence même ton génome, c'est dire. L'épigénétique est plus fort que la génétique.

 

Alors toi, être vivant, humain, à chaque pulsation de ton cœur, ton organisme enregistre quelque chose quelque part même si tu ne sais pas où ni ne le ressens. Ton système en entier, ton être dans sa globalité, capte tout de ta vie intérieure et de ton environnement. Tu comprends que des stress il en existe autant que de cheveux sur ta tête + les poils sur tout ton corps. Sauf que la plupart passent inaperçus pendant des décennies, de plus petits aux plus importants. Ce sont les fichiers cachés, les cookies traceurs d'activités.

 

Concrètement, les stresseurs de la vie quotidienne sont: l'hygiène de vie (pas assez de repos/relaxation/sommeil, alimentation pas top, speed et pression au travail, embouteillage, pas assez de temps pour soi/pour les loisirs, pas assez de plaisirs/épanouissement...), des soucis divers (des enfants en bas âge, un parent vieillissant ou qui tombe malade, divorce, solitude, chômage, difficultés financières, relations difficiles...). Même les grandes joies provoquent des stress: mariage, naissance, retraite, déménagement, projet de voyage, passer Noël avec toute la tribu... Les sources de stresseurs (positifs et négatifs) ne manquent pas.

 

 

Système nerveux autonome, le gestionnaire des stresssss

"Autonome" car fonctionnant tout seul comme un grand, sans le besoin de ta conscience/décision: les processus vitaux que le système nerveux autonome (SNA) effectue se font sans que tu penses à respirer, à digérer, à transpirer, à déclencher de la production de bile ou d'insuline, à faire battre ton cœur etc. Autonome donc inconscient pour toi.

 

 

Le SNC (système nerveux central) gère le SNA et aussi le SNV (système nerveux volontaire): quand tu veux lever le bras pour attraper un cookie sans gluten-sans huile de palme-sans sucres ajoutés, tourner la tête pour mater le bel homme qui vient de passer ou te gratter l'oreille avec ton pied gauche, c'est avec tes muscles et ta volonté que tu le fais (SNV pour tout). Ici celui qui nous intéresse concernant les stress, c'est le SNA. En bref, il se divise en deux systèmes nerveux (SN) autonomes: le sympathique et le parasympathique.

  • Le SNsympa réagit aux stresssss et met en place une cascade de réactions physiologiques pour assurer ta survie (production d'hormones: adrénaline/noradrénaline puis cortisol, cœur qui bat, muscles prêts à l'action, digestion en stand-by...) d'un processus appelé "fuir - lutter - s'immobiliser".
  • Le SNparasympa est là pour te faire retrouver le calme après que chaque stress ait été surmonté, il assure les fonctions de repos, régénération, nettoyage de l'organisme (produire des enzymes, digérer, réguler les hormones, rafraichir les neurones, réparer, remplacer et évacuer les cellules mortes, évacuer les toxines...) d'un processus appelé "repos - régénération".

Les deux SN sont sympas parce qu'ils font tout en leur pouvoir pour assurer l'intégrité de ton organisme, la survie de ton corps. Pour plus d'infos sur le SNA, voir mon article 'comment fonctionne ton SNA?' et la super playlist de Vérisme Tv avec Pierre et Jean-Louis pour tout t'expliquer dans le détail.

 

Pour faire simple, les pensées/émotions de ta psyché (conscient et inconscient) sont le langage de ton esprit, les ressentis/sensations de ton corps sont le langage de ta physiologie, chacun s'influençant et réagissant à l'autre, en boucle rétroactive permanente. C'est le lien corps-esprit, ou esprit-corps.

 

Si ta vie est stressante et que tu n'écoutes/ne ressens pas la teneur de ta psyché ou de ta physiologie, ton esprit et ton corps se mettent à t'envoyer des signaux de détresse qui s'expriment par le biais de pensées sombres, d'émotions douloureuses, d'inconforts physiques enquiquinants, de tensions physiques, émotionnelles et mentales diverses et variées.

 

Les stress de ton corps-esprit déclenchent une avalanche de réactions physique (physiologique/biochimique/métabolique), mentale, psycho-émotionnelle. État d'alerte, ton SNA passe à l'orange. A ce stade-là, ta santé va encore, ton SNsympa s'adapte au mieux en te shootant d'adrénaline/cortisol, et ton SNparasympa fait le job pour te calmer un peu entre les stress. Tu as de la vitalité, c'est-à-dire de l'énergie nerveuse, tu récupères plutôt bien.

 

Quand ton SNA passe à l'orange de plus en plus souvent, ça se traduit par un boxon symptomatique très créatif car unique à chacun: il se met en place bien au chaud à l'abri de ta conscience des maux variés sur les plans physiques/psycho-émotionnels/mentaux, petits au début, puis à gogo au fil du temps pour que tu captes que quelque chose se trame. L'orange devient orange foncé, une demi-seconde avant le rouge. C'est encore ok pour ton organisme, ta vitalité est toujours là sauf de temps à autre en période très chargée, mais elle revient toujours. Tu es fort, volontaire, travailleur, tu as l'habitude de ne pas t'écouter. Non, c'est pour les fainéants, faut que t'ailles bosser. Tu as des responsabilités, bon sang. Ta maison de 150m2 ne va pas se rembourser toute seule. Et tu veux gâter tes enfants pour leur dire que tu les aimes en leur achetant de la technologie au bout des doigts. Ils ont aussi envie d'une piscine à débordement pour l'été prochain.

 

Si tes stresseurs augmentent encore, ton esprit et ton corps remuent plus fort dans les écuries pour que tu comprennes que ce serait judicieux de faire quèqu'chôse... (Te reposer un peu par exemple.) La tension monte, ton organisme tout entier prend un mégaphone (symptômes amplifiés) pour que tu écoutes ton corps-esprit qui se demande si tu n'es pas un peu dur de la feuille. Ton SNA passe au rouge, tu es malade de quelque chose mais c'est encore du domaine du connu. Un truc aigu, ou lancinant, un mal-être, une douleur, mais rien d’handicapant. Tu arrives encore à mener une vie normale. Tu dors moins bien, ton moral varie, tu fatigues un peu plus vite qu'avant mais c'est normal: tu penses que tu vieillis, tout le monde a ses petits bobos, c'est la vie, tout n'est pas toujours rose. Tu fais fumer la carte vitale, c'est la valse des médecin/chirurgien/psy/thérapeute/osthéo... Et tutti quanti, pour faire vivre l'assurance-maladie - que serait-elle sans les maladies?!?

 

On pourra pas dire qu'il ne t'aura pas prévenu, ton SNA. Ton SNsympa a tout fait pour te permettre de faire face aux stress, ton SNparasympa a tout fait pour te remettre de tous ces stress. Tes symptômes sont nés des années avant, ils ont fait leur lit de façon discrète avant que badaboum, une maladie physique/psychique connue finisse par se déclarer concrètement.

 

On ne peut écouter que lorsqu'on est présent. C'est ça pour moi l'aspect spirituel au sens large: se relier à soi, être présent, à l'écoute de son intérieur, du corps-esprit. Encore faut-il qu'on nous l'ait appris dans notre enfance.

 

Je répète encore une fois: la vie > des stress multiples + présence pas assez grande pour écouter ton esprit-corps > des symptômes sur tous les plans (orange: ça commence à crier) > maladie psychique/physique connue au bout de quelques années (rouge: ça gueule fort). Si tu n'arrives toujours pas à venir à bout de tes maladies malgré les traitements médicaux/paramédicaux/psycholo etc., la jauge des stress multiples continue de se remplir pendant encore quelque temps, quelques années supplémentaire - ton corps est incroyablement tolérant à ta résistance à écouter ton corps-esprit. Du grand art. Ton SNA a grillé le rouge mais un radar l'a chopé.

 

Le cercle vicieux commence, la boucle corps-esprit qui tourne pas bien rond.

 

 

Peur, amplificatrice des stress et créatrice d'impasses

Puis, un jour, une maladie inconnue (l'EM/SFC par exemple) débarque à l'improviste - que tu crois. Elle s'installe via un évènement déclencheur, la goutte d'eau qui fait déborder la piscine de tes enfants (ils n'y vont pas si souvent que ça, tu as envie de leur mettre des baffes mais tu refoules). Ton SNA bat de l'aile et pâlit, il reçoit la contravention d'avoir grillé le rouge.

 

 

Le cercle vicieux (la boucle qui tourne carré) de la maladie inconnue est enclenché: ton état s'aggrave parce que tu commences à te renseigner à droite à gauche, à aller voir des médecins pour qu'ils te soignent, tu ressors dépité et angoissé car tu réalises qu'ils n'en savent pas plus que toi. Très gros stresssss, immenses peurs et angoisses (surtout inconscientes), si maintenant tu ne peux plus compter sur les médecins...

 

Tu vas sur internet faire des recherches puis sur les forums, tu tombes sur des témoignages et infos qui te terrorisent encore plus car tu constates que c'est même pire que ce que tu pensais, tu vois des cas dramatiques, des personnes au bord du suicide, des vies entières ruinées, aucune perspective de guérison, pas de traitement, une vacuité médicale telle que tu as l'impression de te retrouver dans un pays du tiers-monde... "C'est quoi ce binz?" ton inconscient se dit, tremblant de peur et de colère. Tu as des angoisses la nuit, des cauchemars, ton énergie décroit.

 

Ton état se détériore franchement, ton SNsympa monte de dix crans pour juguler tes symptômes qui se font de plus en plus violents; ton SNparasympa n'arrive plus à calmer l'agitation de ton corps-esprit (ton SNA panique, il voudrait ralentir mais ça lui est impossible, les freins ne fonctionnent plus). Niveaux des stress façon bombe atomique, ton SNA devient complètement hors de son propre contrôle et sur-réagit pour un rien, tu ne peux même plus te lever et marcher 3mn te met dans un état d'exténuation extra-ordinaire.

 

La boucle tourne carrément pas dans le bon sens, elle a perdu le nord, une vraie girouette la pauvre.

 

 

Bingo, tu viens de gagner le gros lot! Un jour tu obtiens le tampon "EM/SFC" !!! Tu peux aller le dire à tous les médecins, le crier sur tous les forums - ce qui va amplifier les réponses aux stresssss de ton SNA et t'enfoncer définitivement dans LA "maladie". Tu es officiellement malade, tu peux officiellement réclamer ton statut de victime invalidée par une maladie inconnue du monde médical. BRAVO !!!

 

 

Ce qui terrorise ton inconscient comme t'as même pas idée. ce qui t'enferme dans une vie quotidienne de souffrances, un calvaire de chaque instant fait des douleurs multiples qui ne s'arrêtent jamais, d'exténuation jamais résorbée, même pendant le sommeil où ton corps semble peser un semi-remorque. Pendant des mois, puis des années. Tout ça parce que tu crois que tu as une maladie incurable. C'est internet qui te l'a dit.

 

Ben oui les médecins ne peuvent pas te soigner, les plus directs te disent d'aller voir ailleurs, les autres pataugent, celui qui t'a diagnostiqué te dit de faire de la médiation de pleine conscience et d'arrêter de manger du gluten. Oookay.... Il ne propose aucun accompagnement, n'en a même pas le temps et encore moins les moyens, de toute façon il ne saurait pas quoi te dire de plus. Il est gentil mais semble dépassé, et surtout débordé de rdvs-patients en attente de tampon 'EM/SFC'. Alors que tu es déjà en crash (une matinée à faire des examens dans un hôpital bruyant), il te parle rapidement de la candidose, du microbiote, de l'aspect multifactoriel avec un schéma que tu ne comprends pas, plein de flèches et d'anagrammes... Ton cerveau est parti depuis longtemps, il n'imprime plus rien, t'as juste envie de rentrer chez toi pour limiter l'aggravation du crash. Au-revoir et c'est tout. Bonjour l'angoisse.

 

Sur les forums tu vois des centaines de malades terrifiés et dépressifs, victimes jusqu'au bout du petit doigt. Tu te dis que tu es en train de voir la fin de ta vie arriver, que c'est pas possible d'être à ce point laissé pour compte par le monde médical, par la société qui ne le sait même pas. Tes proches sont dépassés, effrayés. Ils ne savent pas comment t'aider. Ils pensent que tu fais une dépression (non, déconne?). Certains prennent leurs distances. De toute façon la plupart du temps tu n'as même pas la force de leur parler. Tu te sens impuissant, en colère, terrorisé, isolé, perdu. Tu ne sais plus à qui t'adresser. Tu n'as plus le courage d'aller voir des médecins car chaque sortie se solde par un crash et un désespoir de plus en plus abyssal. L'espoir fait ses bagages et se barre très loin. Tu penses plusieurs fois au suicide. C'est pas une vie ça, je signe pas, je me casse puisque c'est incurable, hors de question de 'vivre' cette 'vie'! que tu penses souvent.

 

 

Oh my god! Tu flippes mais c'est juste du flipper

Ce parcours du combattant solitaire rajoute une couche colossale de stresseurs à ton SNA qui ne contrôle plus rien (SNsympa et SNparasympa  hors de contrôle itou). Ton état de santé s'aggrave nettement. Mais ce n'est pas la maladie qui fait ça, ce sont les stress incommensurables qui créent un sarcophage de peurs/terreurs/impuissance/colère dans ton organisme. Un super cocktail.

 

Alors que c'est juste la conséquence d'une surchauffe XXXXXXXXL de ton SNA, que personne ne peut imaginer: des stress à ce niveau olympique, on n'a jamais vu ça. Non m'sieur'dame. Du grand, très grand art.

 

"Stresseur"? A ce point-là, faudrait inventer un nouveau mot. Ce n'est pas de l'épuisement non plus. C'est au-delà. Inimaginable à vivre pour ceux qui ne l'ont jamais vécu. Faudrait leur faire porter une couverture de plomb de 30kg pendant une semaine sur tout le corps, tête comprise, après les avoir privé de sommeil pendant 3 jours, leur inoculant une gastro + une gueule de bois + une grippe carabinées en même temps, diffusant un bruit aigu en continu, avec une lumière forte permanente qui, même avec des lunettes de soleil, les éblouirait. Qu'ils ressentent l'impression que la pesanteur de la planète Terre s'est multipliée par 100, et que quelqu'un les maraboute sur chacun de leurs membres et organes.

 

Voilà à peu près à quoi ça ressemble d'avoir l'EM/SFC. Le sentiment de vivre dans une autre dimension où le repos tel qu'on l'entend ne repose pas, où l'épuisement tel qu'on le conçoit serait une fontaine de jouvence à comparé. Sauf que ça dure pas 7 jours, ça dure des putain d'années. Tout ça à cause de la peur, de tout ce que tu as lu sur le net, de l'incapacité des médecins à t'entendre ou à t'aider, du tampon 'EM/SFC' qui te précipite dans des abîmes d'angoisses. De ta vie qui se délite, de l'enfermement dans une pièce sans voir quasi-personne plus de quelques minutes d'affilée pendant des mois, des années. A te rendre fou. De douleurs, de stressssss, de peurs, de rage. Le tout inconsciemment. Le cycle infernal peut continuer, et continuer, ton SNA n'arrive pas à émerger de tant de terreurs accumulées.

 

Je me répète, pour que ça rentre: c'est la maladie des gigas stresssss, une "maladie" nerveuse pour faire court - du SNA hypersensibilisé. Pas une maladie dans la tête, ne confonds pas tout! Ton corps et ton esprit sont nerveusement épuisés, c'est tout. Et c'est très simple à comprendre, en définitive.

 

Les symptômes ne sont que des petits enfants turbulents et farceurs d'un SNA qui est déséquilibré du fait de trop de stresseurs multiples reçus avant et surtout pendant la maladie, ce qui allume un peu tous les systèmes de ton corps de façon aléatoire et très créative chez chaque personne (au choix: système immunitaire, digestif, endocrinien, musculo-squelettique, neurologique, cardiaque...). Un peu comme un flipper quand tu lances la boule, tu ne sais pas là où elle va rebondir mais au final ça s'allume de partout. L'éclate.

 

 

Nouvelle perspective = possibilité de changement

La bonne nouvelle c'est que c'est réversible! Le SNA peut se rééquilibrer. La boucle est toujours là tant qu'il y a de la vie! Suffit juste de la faire tourner à nouveau dans le bon sens: celui de l'harmonie et de l'équilibre de la vie qui nous habite tous, qui était là avant les symptômes et la soi-disant maladie. Recréer les conditions propices au cercle vertueux de la santé nerveuse de ton corps-esprit.

 

 

Avant que ton SNA ne parte en freestyle du fait d'une hyper-stimulation chronique. Le pauvre chou, il a fait de son mieux pour compenser et s'équilibrer pendant des années, mais à un moment donné, si tu n'écoutes pas, ton corps-esprit a ses limites. A moins que tu sois superman ou wonder woman (ce qu'on essaye tous d'être dans cette vie, surtout les plus perfectionnistes et exigeants de caractère, suis mon regard).

 

Bis repetita final: les stress chroniques sont la cause des maladies chroniques, autant de l'EM/SFC que de la fibromyalgie, que de tous leurs copains-copines pathologies/syndromes inconnus au bataillon de médecine.

 

Ces maladies expriment le déséquilibre du SNA qui n'en peut plus. Il est la pierre angulaire de tous les systèmes corporels, le chef d'orchestre de la régulation de toutes les fonctions vitales qui s'opèrent à l'insu de ton plein gré - de façon automatique, donc autonome de ta volonté. Il a tout donné pendant des lustres sans que tu t'en rendes compte, maintenant il est rincé et t'envoie tous plein de signaux/symptômes pour que tu captes.

 

Le calmer est la première des choses à faire. Te calmer, te rassurer: tu es juste "malade" des stress, au sens où tu as subi des stress de ouf ce qui a hypersensibilisé ton SNA qui n'en peut plus à un moment donné. Des doses de stresssss et de peurs gigantesques qui terrasseraient un mammouth si on lui administrait ce cumul d'adrénaline d'un coup.

 

Vivre pendant des années en ayant la croyance que cette soi-disant maladie est incurable est l'élément clef à reconsidérer afin d'entrevoir la santé autrement et prendre la responsabilité de ta guérison. Mais il n'y a pas guérison au sens strict du terme puisque tu n'es pas malade, hormis d'une méconnaissance des processus nerveux et physiologiques de ton corps, et des processus émotionnels et mentaux de ta psyché (qui fonctionne très bien elle aussi, elle est juste épuisée, comme ton corps).

 

C'est possible de rééquilibrer le SNA et retrouver de l'énergie. C'est la deuxième bonne nouvelle.