EM/SFC: un peu de tout 4

2 façons de voir la vie
Personne n'en a rien à battre!

Méli-mélo de vidéos sur le lien corps-esprit et son truc pour nous distraire de nos émotions refoulées (le STM*, syndrome de tension musculaire), puis un peu de musique pour faire planer ton cerveau et du yoga (of course).

 

Merci SebMustache de m'avoir fait découvrir Pain Free You de Dan Buglio! Une très bonne chaine qui explique le STM, plus globalement le volet émotionnel dans notre santé/vie, l'importance d'un mental proactif et la neuroplasticité concernant l'impact des pensées sur notre corps.

 

Merci aussi pour ce livre de Steven Ray Ozanich**, "The great pain deception" que j'ai commencé à lire, un must have pour comprendre le rôle des émotions et du SNA (système nerveux autonome) dans le développement des pathologies chroniques.

 

Les vidéos présentées sont sous-titrées en anglais si tu es moins à l'aise à l'oral. Je te conseille de plonger dedans, tu verras les liens évidents entre stresseurs, psyché, SNA et maladie chronique.

 


 

* STM, d'après le Dr John Sarno. De nombreux médecins américains continuent de relayer ses travaux - il était précurseur en son temps.

** Ozanich relaye aussi son approche et explique comment il s'en est servi pour guérir de douleurs chroniques atroces pendant 27 ans.

 

Cf onglets 'EM/SFC? > stresssss' et 'livres > neurosciences, lien corps-esprit' si tu veux en savoir plus.

 

Désolée de ne pas avoir d'équivalent en français - ça existe peut-être, à toi d'explorer si le sujet t'intéresse (laisse un commentaire que cela puisse servir à d'autres!). Si ça n'existe pas, ou seulement par le biais psychanalytique, ça reste limité. L'approche holistique du lien corps-esprit est bien plus intéressante: se cantonner à l'aspect psychique d'une pathologie donne toujours à penser que si on est malade, c'est dans la tête... Rien de plus énervant et limitant surtout. Faut se réveiller un peu, on n'est plus au début du 20ème siècle!

 

Une pathologie n'est pas juste physique ou psychique, le corps et la tête ne font qu'un. Les US semblent plus en avance que nous concernant la 'mindbody medecine'.  Quand ce sera le cas ici, on aura progressé dans la vision et la compréhension du lien esprit-corps, sur la notion globale de santé. 

 

 

Autres vidéos, courtes et faciles à comprendre pour ceux qui aiment les dessins animés - moi! En images, je retiens mieux tout... Si j'avais passé mon bac en maternelle, j'aurais eu de meilleurs résultats qu'au lycée.

 


 

On finit avec de la douceur et de la relaxation pour ton petit corps qui en a bien besoin. Je me sens télétubby d'un coup, c'est limite si je ne te ferais pas un bisou sur le front. Si tu permets, bien sûr.

 

Juste un rappel, les hommes aussi ont une part féminine.... Alors fais pas ton cromagnon "mais c'est pour les femmes ça!" Tu n'as pas de menstruations mais tu as un corps plein de tensions et un grand besoin de douceur comme tout le monde! Tu n'es pas obligé de suivre à la lettre la séance. Écoute ce que tu sens, ce qui te fait envie, adapte la posture à ton corps et non l'inverse. Ressens, respire, ressens, respire...

 

Le yoga est fait pour tous, quelle que soit ta souplesse. Tant que tu respires et laisses ton corps aller là où il peut sans le forcer, tout ira bien. Ça dénoue les tensions du corps mais aussi de l'esprit. A faire à doses homéopathiques pour certains, même 1mn compte et peut provoquer un crash si faite au mauvais moment ou avec trop de volonté.

 

Respire, ressens, respire, ressens... Avec douceur, tendresse même, comme si tu avais un nouveau-né entre les mains: tu saurais être tout en délicatesse pour lui. Tu peux faire la même chose pour ton corps, pour toi.

 

Parfois une posture de yoga peut donner envie de pleurer. Ça bouge des choses sans que notre conscience le sache. Même dans la douceur. Ça peut débloquer des colères aussi, étonnamment. Je suis très triste et très en colère (pas en même temps, ou cas rare) depuis que je me suis mise à faire plus de yoga, cet été. Une vraie girouette émotionnelle.

 

Pour guérir on a besoin de ressentir, même si ça fait mal, ou peur. Les émotions ne sont pas dangereuses, elles démontrent notre part d'humanité. Sans elles, tu serais juste un robot. Respire et ressens, émotions et tensions. Aie confiance. Ce qui est bloqué dans le corps-esprit, c'est tout ce qu'on retient. Tout ce qu'on n'a pas osé ressentir ou exprimer, par peur des conséquences, du regard des autres, d'être inapproprié, moqué, jugé, pas entendu.

 


 

Je faisais beaucoup trop attention au regard extérieur avant. Maintenant moins mais ça m'arrive encore. Je ne sais pas s'il est possible de s'en affranchir entièrement. Qu'importe. Quand ça m'arrive, je me dis "fuck it". Qu'importe le regard des autres. Qu'importe ce qu'ils pensent, ce sont leurs affaires et elles sont privées.

 

Ce qui compte c'est ce que tu penses toi, de toi-même, ce que tu ressens, dans ton esprit-corps, au creux de ton âme. C'est ta vérité, ton univers que toi seul peux appréhender. Regarde sa profondeur, ta richesse, sa puissance. Elles ne dépendent pas de l'extérieur.

 

Bien sûr, ce que pensent les personnes qui comptent pour toi a de l'importance. Si et seulement si elles sont capables de t'apporter un espace sécurisé et respectueux qui te permet d'être qui tu es, sans te critiquer, te rabaisser ou t'ignorer. Dans une relation de confiance faite de communication réelle, d'écoute et d'intérêt sincères. Des personnes avec lesquelles tu te sens libre d'être sans avoir à porter un masque ou une armure, sans que tu aies d'efforts à faire pour être en relation. Les meilleures relations sont celles qui coulent de source, où la simplicité prévaut. Y'a pas d'efforts à faire, ça se fait.

 

Si ce genre de personnes n'arrivent pas dans ta vie, c'est peut-être parce que ta relation à toi-même nécessite d'être améliorée: te cocooner, te donner du temps, la priorité sur le ménage, les courses, les enfants, te recentrer. Te donner de l'importance. Au moins quelques minutes par jour rien que pour toi. Sans culpabiliser. Un moment de connexion intérieure. Parfois on attend des autres qu'ils nous donnent du soutien et de l'attention, comme si on n'était pas équipé pour et foncièrement dépendant.

 

C'est faux. On a tout ce qu'il faut à l'intérieur. La maladie est un très bon moyen pour le découvrir. D'autant que les personnes équipées psychiquement pour nous soutenir tel qu'on aurait besoin sont extrêmement rares, ça demande une présence et des fondations intérieures hors-normes.

 

Autant ne pas attendre ça des autres, ça leur mettrait une pression trop importante et au final ça ne marcherait pas. Les autres sont faillibles, ils ont leurs soucis, leurs peurs, leurs manques de disponibilités, ils n'ont pas toujours les bons mots, comme chaque être humain. Comme moi.

 

Personnellement je suis assez nulle pour soutenir les autres parce que je ne suis pas encore sortie de mon imbroglio de vie et que j'ai assez avec mes propres soucis - aucune envie d'écouter ceux des autres. Je suis peu stable émotionnellement, ma décharge de tensions est en cours, tout comme mon retour d'énergie (qui a encore augmenté depuis cet été). Ce qui fait que j'ai tout sauf envie d'être entourée de personnes au moral en dents de scie comme le mien. Et pourtant je vais de mieux en mieux, comme quoi on n'a pas besoin d'être épanoui dans la vie pour aller mieux. On a juste besoin de se donner de l'espace, l'opportunité de ne pas convenir aux attentes de l'extérieur, la permission de commettre des erreurs, le courage de se regarder en face, le droit d'être. Moche, triste, instable, ombrageux, égocentré, distant, peu fiable... Je te laisse établir ta propre liste - pour envoyer un coup de pied au uc à la propension aussi puissante qu'inconsciente du perfectionnisme tueur de vitalité et de joie. Tant qu'on ne se défoule pas sur autrui et qu'on préserve autant que possible l'entourage de notre humeur ailes de corbeau.

 

T'aimer, t'encourager, te pardonner, t'autoriser, prendre soin de toi physiquement et psychiquement, tu peux le réaliser sans dépendre totalement de l'extérieur. C'est une décision que j'essaye de prendre chaque jour. Quand j'oublie, je me sers d'esprits plus éclairés et équilibrés que le mien pour me le rappeler: je peux me soutenir, j'ai ce qu'il faut intérieurement.

 

Écoute, ressens, respire et fais comme tu le sens avec douceur et bienveillance! Et fuck le regard extérieur, le monde continuera de tourner carré quoi que tu fasses, et tout le monde continuera d'avoir raison de penser ce qu'il pense.

 

Parce que nous, êtres humains, sommes ainsi faits: parfaitement imparfaits. C'est toute la beauté de l'expérimentation qu'on appelle la vie.

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Commentaires: 4
  • #1

    Céline (samedi, 02 novembre 2019 09:36)

    Si si, tu peux me faire un bisou sur le front, même baveux je prends (OK en vivant avec des enfants, j'ai une tolérance très grande... j'accepte même les bisous de mon chat avec sa langue rapeuse !).
    C'est tellement vrai ce que tu dis ! Il faut expérimenter, ressentir et vivre pleinement sa vie. Vivre enfin aligné avec ses valeurs (et évacuer toutes les croyances inutiles ou pensées limitantes). On est lobotomisé dans le monde dans lequel on vit. Et si ceux qui tombaient malades étaient des être supérieurs, voués à de grandes choses ? Tu ne t'es pas posé la question ? Ou juste des rebelles...

  • #2

    Caroline (samedi, 02 novembre 2019 14:08)

    salut Céline,
    enfant on subit notre éducation, mais adulte, on est lobotomisé ou on se laisse lobotomiser? je considère maintenant que c'est notre manque de présence qui nous fait adopter des comportements et pensées inutiles et limitants pour notre vie et santé. quand on est présent, on peut décider de ce à quoi on veut adhérer au vu de ce que le monde nous propose. personne ne pointe un revolver sur ma tempe pour que j'accepte d'être lobotomisée, je me suis lobotomisée toute seule comme une grande pendant des années (inconscience, manque d'informations, de connaissances de la vie physiologique du corps, du mental, de l'émotionnel, de l'aspect systémique de tous ces plans). J'ai appris à refouler mes émotions, maintenant je désapprends. J'ai appris à me dévaloriser parce que ma vie n'étais pas en comparaison aussi bien que celles des autres, maintenant je désapprends à penser du mal de moi en permanence. J'ai appris à ne pas écouter mon corps, mon intuition, enfin j'ai désappris. J'ai appris à me conformer pour être acceptée/aimée, je continue du désapprendre. Etc. La liste est longue... C'est de la rébellion, ça non ahaa?!? Quand à faire de grandes choses, je ne sais pas, je fais déjà tout ce que je peux pour m'aimer telle que je suis et être consciente de ce qui me traverse. C'est suffisamment grand pour moi en ce moment vu l'étendu du boulot!
    Peut-être en allant vers le grand âge je baverai, mais là pour l'instant ça va! ;-)
    bonne continuation à toi et merci pour ton message.

  • #3

    Lou (samedi, 02 novembre 2019 23:36)

    Hello Caro
    Les 5 BDs d'Armella … Si tu aimes progresser avec les images tu pourrais adorer. Mmmm…
    Enfin je dis ça… C'est toi qui voit.
    JL

  • #4

    Caroline (dimanche, 03 novembre 2019 13:03)

    spot on, j'adore les BD! celles-ci ont l'air super, bonne idée, merci Jean-Lou. j'irai en librairie cette semaine.